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La déliaison du moi dans l’économie contemporaine de la jouissance (par Alexandre Bleus)

La déliaison du moi dans l’économie contemporaine de la jouissance (par Alexandre Bleus)

Je souhaite aujourd’hui vous faire part d’une réflexion qui m’est venue, non sans malaise, au fil des consultations répétées qui, depuis quelque temps déjà, me présentent des sujets que l’on n’ose plus même nommer ainsi tant leur capacité à se tenir dans un lien, à se soutenir d’un fil narratif propre, semble compromise. Il appert que notre modernité, si fière de ses conquêtes sur l’ordre ancien, porte en son sein un vide nouveau, plus radical peut-être que les anciens manques dont souffraient nos aïeux. L’époque actuelle n’ébranle pas tant les institutions que les formes mêmes de la subjectivité, lesquelles s’effilochent au contact d’une jouissance illimitée mais vide, disponible partout et pourtant sans chair.

Des nœuds et des hommes : méditation sur les liens psychiques de la névrose (par Alexandre Bleus)

Nous vivons dans un monde tissé de liens invisibles, de trames serrées qui dessinent nos existences bien avant que nous en saisissions la texture. L’esprit humain, tel que le révèle l’expérience clinique la plus attentive, ne se laisse pas aisément plier aux exigences de la clarté. Il s’y dérobe, résiste, s’absente parfois même, et ce silence-là, lorsqu’il se manifeste au détour d’un symptôme, prend des allures d’appel. Loin de la réduction technique ou de la taxinomie mécanique, le sujet névrotique témoigne par sa souffrance d’un ordre symbolique qu’il soutient en même temps qu’il en souffre. Or, c’est dans la topologie que certains ont cru voir un éclaircissement possible de ces formes cachées, et c’est là, mes chers lecteurs, que le nœud borroméen prend sa fonction de guide.

Habiter le nœud réflexions sur le synthôme lacanien (par Alexandre Bleus)

Habiter le nœud : réflexions sur le synthôme lacanien (par Alexandre Bleus)

Il est des mots que la langue humaine n’accueille qu’en grinçant des dents. Des termes qui, dès leur profération, paraissent comme étrangers à leur propre alphabet, et c’est précisément dans cette étrangeté que réside leur pouvoir. Je veux aujourd’hui m’arrêter sur l’un d’eux, et non des moindres : le synthôme. N’en déplaise à l’oreille grammairienne, ce vocable, volontairement dissident, ne procède pas tant d’un caprice de lettré que d’un geste sérieux, tragique, presque sacré : celui de Lacan, qui le forgea à la fin de son enseignement comme un orfèvre désespéré cisèle une bague qui ne peut s’ajuster à nul doigt.

Le symptôme et le nœud borroméen : une topologie du nouage chez Lacan (par Alexandre Bleus)

Dans cet article, Alexandre Bleus invite à considérer le symptôme non comme une anomalie à éliminer, mais comme une formation de l’inconscient porteuse d’un sens. En s’appuyant sur la pensée lacanienne, il montre que le symptôme est une tentative du sujet pour maintenir ensemble les trois registres fondamentaux : le Réel, le Symbolique et l’Imaginaire. Cette approche ouvre une lecture du symptôme comme une solution singulière aux impasses psychiques.

Lacan, le moi et le nœud borroméen : une articulation essentielle (par Alexandre Bleus)

Dès ses premiers enseignements, Lacan s’attache à démonter les illusions de la psychologie du moi. Loin d’être un centre stable de la personnalité, le moi est pour lui une fiction imaginaire, issue du regard de l’autre et consolidée dans le stade du miroir. Ce que l’on prend pour unité est en réalité une méconnaissance : une image de cohérence construite à partir du morcellement du corps et du désir de l’Autre. L’article d’Alexandre Bleus rappelle avec force que ce moi n’est pas une instance souveraine, mais un leurre structuré symboliquement, fragile, défensif, dépendant.

L’inconscient, déplacé dans la topologie des registres (par Alexandre Bleus)

L’inconscient, déplacé dans la topologie des registres (par Alexandre Bleus)

j’ai mis en lumière le glissement opéré par Lacan : l’inconscient cesse d’être une entité à part pour s’inscrire directement dans la logique du nœud borroméen. Cette inflexion marque une rupture avec les lectures classiques qui isolaient l’inconscient comme une surface extérieure au champ du langage. Désormais, c’est dans l’articulation même du Symbolique qu’il se loge, en tant que faille, en tant que trou.

Le Surmoi et le nœud borroméen (Alexandre Bleus)

Une relecture topologique du surmoi freudien (par Alexandre Bleus)

Dans l’article original, j’ai exploré comment Lacan, dans son dernier enseignement, réarticule le concept freudien du surmoi à travers la structure du nœud borroméen. Cette approche topologique offre une nouvelle perspective sur les interactions entre les registres du Réel, du Symbolique et de l’Imaginaire, dépassant les clivages classiques et offrant une lecture en tension du sujet contemporain.

Existe-t-il une topologie chez Freud ? (par Alexandre Bleus)

Freud n’a jamais cessé de recourir à des images spatiales pour décrire l’appareil psychique. De la première à la seconde topique, il propose une cartographie des instances mentales : conscient, préconscient, inconscient, puis ça, moi, surmoi. Mais ces représentations, aussi puissantes soient-elles, demeurent de l’ordre du descriptif. Freud n’élabore pas une topologie au sens strict, mais un agencement conceptuel structuré par la métaphore de l’espace.

Le nœud borroméen - un lieu de structure ? Commentaire sur l’article d’Alexandre Bleus

Le nœud borroméen : un lieu de structure ? Commentaire sur l’article d’Alexandre Bleus

Dans son article « Un nœud : Un lieu ! », Alexandre Bleus poursuit son exploration du nœud borroméen, en insistant cette fois sur sa nature topologique et sa portée conceptuelle. Son analyse amène une question centrale : pourquoi Lacan a-t-il choisi cette structure si particulière pour modéliser la subjectivité ? Ce commentaire vise à mettre en relief les enjeux théoriques soulevés par l’auteur et à en approfondir certaines implications.