Aller au contenu
Accueil » Jacques Lacan

Jacques Lacan

Le tombeau et l'autel réflexions sur l'héritage lacanien en notre siècle (par Alexandre Bleus)

Michel Onfray et Freud : Une guerre perpétuelle (Alexandre Bleus)

Mes chers lecteurs, L’automne 2014 aura été, pour les milieux intellectuels français, l’occasion d’une mise en accusation spectaculaire. Michel Onfray, philosophe caennais dont le style tranchant ne laisse personne indifférent, organisait cette année-là, dans le cadre de son Université populaire… Lire la suite »Michel Onfray et Freud : Une guerre perpétuelle (Alexandre Bleus)

Le nœud borroméen comme écriture de l'être parlant (par Alexandre Bleus)

Michel Onfray : Freud passé à l’acide chlorhydrique d’une pensée incomplète (Alexandre Bleus)

Mes chers lecteurs, Nous voici occupés à continuer notre voyage au sein de la pensée antifreudienne du très célèbre philosophe Michel Onfray. Nous voici donc maintenant dans la deuxième partie de notre analyse des positions antipsychanalytiques de notre cher philosophe.… Lire la suite »Michel Onfray : Freud passé à l’acide chlorhydrique d’une pensée incomplète (Alexandre Bleus)

L’inconscient, déplacé dans la topologie des registres (par Alexandre Bleus)

Le cas Jacques van Rillaer : un farouche opposant au corpus lacanien (Alexandre Bleus)

Mes chers lecteurs, Jacques Van Rillaer s’est éteint en 2025, emportant avec lui une voix qui résonnait depuis des décennies dans les couloirs feutrés de l’université et sur les pages jaunies des revues spécialisées. Psychologue belge de formation, professeur émérite… Lire la suite »Le cas Jacques van Rillaer : un farouche opposant au corpus lacanien (Alexandre Bleus)

De la tragédie classique à la structure du sujet : Lacan lecteur du Grand Siècle (Alexandre Bleus)

Mes chers lecteurs, qu’il me soit permis d’ouvrir devant vous aujourd’hui les pages d’une histoire singulière, celle qui unit un homme du vingtième siècle aux fastes et aux rigueurs du Grand Siècle français. Cette histoire n’est point celle d’une simple admiration lettrée, ni d’un goût de collectionneur pour les reliures anciennes, mais bien celle d’une nécessité profonde, d’une affinité élective qui touchait aux fondements mêmes de la pensée psychanalytique telle que Jacques Lacan l’a reforgée dans le creuset de la langue française. Que l’on considère un instant la chose suivante : parmi tous les siècles que l’histoire de France a portés, pourquoi donc celui de Louis le Grand exerçait-il sur cet esprit une telle attraction ? La réponse à cette interrogation nous conduira, si nous voulons bien la suivre jusqu’au bout, vers des régions où se rejoignent la théorie du langage, la structure du sujet humain, et cette économie particulière du verbe que le dix-septième siècle porta à son point de perfection.

La psychanalyse au tombeau : réflexions sur un délaissement qui en dit long sur nous-mêmes (par Alexandre Bleus)

Peut-être la question même de ce délaissement dont souffre présentement la psychanalyse nous instruit-elle davantage touchant les dispositions secrètes de notre siècle qu’elle ne nous éclaire sur les mérites propres de la discipline freudienne, comme si l’abandon progressif de cette méthode singulière d’exploration des replis de l’âme témoignait moins d’une défaillance dans l’ordre de la théorie que d’une métamorphose radicale affectant notre commerce avec le temps, avec la souffrance, et avec cette chose mystérieuse que l’on nomme encore quelquefois le sujet. Toujours est-il que lorsque l’on considère avec quelque attention le paysage intellectuel qui s’offre à nos regards, l’on ne peut manquer d’observer une mutation des plus singulières : là où jadis les concepts d’inconscient, de refoulement, de transfert occupaient une place de premier rang dans l’intelligence que nous avions de nous-mêmes, aujourd’hui règne une certaine indifférence, voire une méfiance déclarée envers ces catégories qui semblaient pourtant avoir conquis définitivement les territoires de la pensée occidentale au cours du siècle passé.

L'angoisse apocalyptique sur le divan essai de psychanalyse de la fin du monde (par Alexandre Bleus)

L’angoisse apocalyptique sur le divan : essai de psychanalyse de la fin du monde (par Alexandre Bleus)

Mes chers lecteurs, La fin du monde s’impose à nos esprits avec une insistance qui ne saurait être ignorée par ceux qui se consacrent à l’étude de l’âme humaine. Cette question, qui pourrait sembler appartenir d’abord aux domaines de la… Lire la suite »L’angoisse apocalyptique sur le divan : essai de psychanalyse de la fin du monde (par Alexandre Bleus)

Le tombeau et l'autel réflexions sur l'héritage lacanien en notre siècle (par Alexandre Bleus)

Le tombeau et l’autel : réflexions sur l’héritage lacanien en notre siècle (par Alexandre Bleus)

Méditons donc aujourd’hui, à la vue de ce paysage intellectuel transformé et de cette mémoire disciplinaire menacée, sur ce qui demeure et ce qui s’efface de la pensée de Jacques Lacan dans l’univers conceptuel européen qui dénie la validité de la démarche analytique. Que cet effacement apparent nous convainque de la fragilité des héritages théoriques, pourvu que la persistance souterraine de certaines interrogations fondamentales nous apprenne en même temps la vitalité profonde des questions qui touchent à l’être parlant. Cette pensée que nous observons sera un témoin fidèle de l’un et de l’autre. Voyons ce qu’une marginalisation institutionnelle lui a ravi ; voyons ce qu’une survivance conceptuelle obstinée lui a conservé. Ainsi nous apprendrons à mesurer ce que notre époque a quitté sans peut-être en saisir toute la portée, afin d’interroger ce qui persiste malgré l’apparent triomphe des certitudes empiriques, lorsque notre temps, saturé des promesses de la cartographie cérébrale et aveuglé par l’éclat des neurosciences, refuse encore de voir les questions que son propre développement soulève. Voilà les vérités que j’ai à traiter, et que j’ai crues dignes d’être proposées à ceux qui s’inquiètent encore du devenir de la pensée dans nos sociétés de contrôle.

De la structure borroméenne du langage et de ses effets dans l'économie de l'âme (par Alexandre Bleus)

De la structure borroméenne du langage et de ses effets dans l’économie de l’âme (par Alexandre Bleus)

Méditons donc en ce jour la question de ce nœud singulier que l’on nomme borroméen, et par lequel le docteur Lacan a voulu représenter l’économie de l’âme humaine dans ses rapports au langage. Que cette figure géométrique nous convainque de la complexité de notre entendement, pourvu que l’étude de ses propriétés nous apprenne en même temps la rigueur nécessaire à toute entreprise de connaissance. Les trois registres que nous nommons Réel, Imaginaire et Symbolique seront les témoins fidèles de l’architecture secrète qui préside à nos paroles. Voyons ce que cette topologie révèle de la structure du langage ; voyons ce qu’elle nous enseigne touchant la nature de l’inconscient. Ainsi nous apprendrons à discerner les lois qui gouvernent notre discours, afin d’attacher notre attention à ce que cette configuration nous manifeste lorsque l’esprit, dégagé des préjugés de la représentation classique et tourné vers les vérités de la structure, aperçoit la lumière d’une intelligibilité nouvelle. Voilà les matières que j’ai à traiter, et que j’ai crues dignes d’être proposées à ceux qui s’intéressent aux fondements de la psychanalyse et aux mystères du sujet parlant.