
Le nœud borroméen comme écriture de l’être parlant (par Alexandre Bleus)
Méditons donc aujourd’hui, à la considération du nœud borroméen et de l’être de langage, cette première et cette dernière interrogation que nous propose la topologie lacanienne, l’une qui révèle la structure nouée du sujet parlant, l’autre qui en établit la singularité irréductible. Que cette formalisation mathématique nous instruise de l’armature structurelle de notre condition, pourvu que l’expérience clinique, où se déploie tous les jours pour nous le mystère de la parole analytique, nous apprenne en même temps la dignité de chaque trajectoire subjective. Le nœud borroméen que nous examinons sera un témoin fidèle de l’un et de l’autre. Voyons ce que la métaphore traditionnelle ne peut saisir de cet être particulier ; voyons ce que l’écriture topologique en révèle. Ainsi nous apprendrons à dépasser les représentations qui nous égarent, afin d’attacher toute notre attention à ce que la structure nous montre avec tant d’évidence, lorsque notre esprit, dégagé des illusions de la substance et pénétré de logique topologique, aperçoit la vérité toute manifeste. Voilà les considérations que j’ai à développer, et que j’ai jugées dignes d’être proposées à ceux qui s’intéressent aux fondements de la psychanalyse, et à tous ceux qui méditent sur la nature de l’être parlant.








